DEviation

Philippe HÉRARD - Nicolas GIQUEL

Durant quatre semaines, la COX Gallery dédie l'intégralité de son espace d'exposition pour mettre en lumière l'oeuvre de Philippe HÉRARD et son univers onirique. Ses personnages, tels des marionnettes de papier, fragiles et délicats, semblent empreints de mélancolie. Dans un équilibre précaire et poétique, ces figures sont mises en scène dans des situations loufoques et des postures instables. À travers ces représentations, l'artiste nous questionne sur notre conception rationnelle du monde contemporain. Ces êtres suspendus ou pris au piège par des bouées, deviennent les personnages de l'absurdité du quotidien, de véritables allégories de la condition humaine. L'utilisation de matériaux recyclés comme la tôle rouillée ou l'ardoise nous montre également l'empreinte que laisse le temps sur les choses, dans une interrogation presque existentielle.

Une seconde partie de l'exposition dévoile des photographies de ses oeuvres in-situ, l'artiste ayant depuis 2009 abandonné le seul travail en galerie pour apposer ses figures anonymes au sein des rues. Travaillant essentiellement sur papier kraft, ses oeuvres éphémères s'harmonisent parfaitement avec l'espace urbain et permettent d'interpeller le passant.

 

Les photographies de Nicolas GIQUEL présentées lors de l'exposition "Déviation" montre les dernières installations de l'artiste. Ornées d'une bouée rouge e blanche, emblème de son travail, ce dernier nous propose une relecture atypique des sculptures bordelaises. L'occasion pour les spectateurs de redécouvrir ces éléments du quotidien sous un angle nouveau.

Philippe HÉRARD

Philippe HÉRARD est né à Châlons-en-Champagne en 1966. Il se consacre dès l'adolescence à la peinture. Ses oeuvres, acryliques sur toile, sont exposées en galeries ainsi que dans divers salons en France et à l'étranger. Depuis 2009, Philippe HÉRARD complète son travail sur toile en déclinant ses personnages anonymes sur papier, qu'il colle sur les murs de Paris... et d'ailleurs. Une rencontre avec Philippe HÉRARD provoque toujours une émotion forte, de l'effet de surprise à la jubilation. Devant ses personnages au regard effacé, installés sur les murs de la ville, le passant s'arrête pour observer l'histoire qui se joue devant lui. Un rictus le gagne en même temps que des interrogations sur la nature humaine, souvent simples, parfois existentielles.

Le travail de Philippe HÉRARD est tout en contraste à l'image d'un artiste qui livre beaucoup de lui et un peu de nous aussi. Il est de ceux qui puisent leur énergie de vie dans la création, celle qui vient des profondeurs de soi, qui n'a pas besoin d'être commentée car tout est déjà dit. Ses oeuvres touchent par leur sensibilité, leur humour, leur poésie et la justesse de situations qui pointent les nombreux paradoxes d'un Homme en perpétuel questionnement. Tantôt minimaliste, tantôt saturé par des accumulations improbables, entre équilibre et instabilité, liberté et enfermement, douceur et angoisse, dérision et profondeur, l'oeuvre de Philippe HÉRARD nous promène dans son univers au gré d'intentions spontanées.

Nicolas GIQUEL

C'est pendant son adolescence en banlieue parisienne dans les années 1980 que Nicolas GIQUEL découvre et se fascine pour la culture Hip Hop, véritable mode d'expression de la culture urbaine. Cependant plus à l'aise avec un appareil photo​ qu'une bombe de peinture, il entreprend des études de photographie, passion qui ne le quittera désormais plus. Il débute alors sa carrière par un emploi au studio Astrestudio de mode de renommée internationale, où il assiste de célèbres photographes tels que Richard Avedon, Annie Leibowitz, Steven Meis, pour des magasines tels que Vogue Italie, Harper's Baazar, ou encore L'égoiste. Puis, pendant plusieurs années, il couvre les coulisses des plus grands défilés de mode de Paris, Milan, New York et Londres et collabore avec plusieurs agences de mannequins. En parallèle, il assiste un portraitiste dans les palais des familles royales de Jordanie, du Quatar et des Émirats Arabes Unis, multipliant ainsi les voyages à l'étranger.

Toujours captivé par la culture urbaine, il part ensuite pendant cinq ans à Los Angeles avec Franck Lebreton, un ami photographe, afin de s'immerger dans la subculture de la côte ouest des Etats-Unis. Naîtra de cette collaboration un libre de photographies intitulé "LA Kingz : Shots from the City of Angels", paru aux éditions Ankara en 2012. Depuis, il poursuit son travail au sein du milieu urbain avec des galeries de street art et des artistes sur des projets d'exposition, de catalogue et de livres photos.

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